Paris Web vu par un étudiant (5/12)

Accessibilité des vidéos et des sous-titres, voilà un sujet intéressant et qui risque de tous nous préoccuper dans les années à venir. Présenté par Jean Louis Carvès, la conférence a très bien traité le sujet avec la présentation des diverses problématiques et leurs solutions.

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Aujourd’hui on ne peut l’ignorer, la consommation de vidéos sur Internet est devenue très importante, et derrière l’aspect ludique, elle est de plus en plus utilisée pour diffuser des informations plus sérieuses (des discours politiques par exemple). Cela pose donc un réel problème car trop faible est la proportion de vidéos accessibles.

Tout d’abord, qu’est ce qu’une vidéo accessible ? Jean Louis Carvès a insisté sur le fait que de simples sous-titrages ne rendent pas pour autant une vidéo accessible. En effet, il faut que le lecteur (et donc le format de la vidéo) le soit également, que des alternatives textuelles soient proposées, que les sous-titres le soient (lisibles pas un lecteur d’écran…) et que des traductions en langage des signes soient disponibles (bien que pour ce dernier point des sous-titres pourraient suffire).

Concernant les sous-titres, il existe de très nombreux outils permettant de les générer comme MAGpie, Subtitle Workshop, Lemony ou Protitle, un logiciel développé par IBM dont Jean Louis Carvès a fait la démonstration. Soyons honnête, le fonctionnement du logiciel est bluffant. Il suffit de lire la vidéo, et, via un système de reconnaissance vocale, Protitle génère automatiquement les sous-titres (en plusieurs langues, avec gestion multi-interlocuteurs) liés à la time line.
Il est ensuite possible de générer un fichier XML ou SMIL. D’ailleurs, il apparaît très clairement que le langage SMIL est le plus efficace pour sous-titrer des vidéos accessibles et j’ai été agréablement surpris de constater que les fichiers SMIL n’ont rien de compliqué. Juste pour la petite anecdote, le logiciel Protitle a planté en fin de démonstration.

Ensuite, c’est le problème des lecteurs qui a été abordé, car il faut bien avouer que dans ce domaine, c’est un peu la jungle. Cinq lecteurs semblent intéressants en termes de possibilités. QuickTime, qui gère des compressions intéressantes et supporte les sous-titres avec fichiers XML ou SMIL. Cependant il n’est pas suffisamment répandu pour être considéré comme accessible. Il en est de même pour les lecteurs SVG et Real Player qui offrent pourtant des fonctionnalités très intéressantes. Le lecteur Windows media souffre lui d’un format propriétaire pour les sous-titres (SAMI) et d’une limitation à la plateforme Windows.

La solution qui sort du lot aujourd’hui semble être Flash (qui aurait parié un jour que Flash viendrait à la rescousse de l’accessibilité). En effet le lecteur d’Adobe est présent sur 98 à 99% des machines et gère parfaitement la vidéo avec des encodages plus performants que la concurrence. Certes l’intégration d’un objet flash peut être discutable. La technique exposée ici utilisait SWFObject (du JavaScript pour insérer du Flash) qui génère un code valide en sortie mais pas dans le DOM (ce qui apparemment pourrait poser problème).
Cependant les divers players Flash accessibles qui nous ont été présentés sont loin devant la concurrence. On trouve notamment JW FLV Player et le lecteur de chez NCAM déjà très aboutis et qui supportent tous les deux des sous-titres lisibles par lecteur d’écran. Mais le plus avance se nomme Webmultimediale. Il permet de gérer les sous-titres en plusieurs langues dans différents formats et il est possible d’ajouter une seconde fenêtre pour une traduction en langage des signes. Il offre également la possibilité d’activer / désactiver les aides et d’autres options très intéressantes.

En ce qui concerne la vidéo mobile, après avoir posé la question, SVG Tiny (nettement plus répandu que sur desktop) et le futur lecteur Flash lite (qui offrira la quasi totalité des fonctionnalités du lecteur Flash 9 ou 10) tirent leur épingle du jeu.

En conclusion, je dirai que cette conférence à parmi de démontrer qu’il est déjà possible de créer de la vidéo en ligne accessible, et que les solutions ne viennent pas toujours de là où on les attendait. Cependant, il n’existe pas encore de solution miracle et il y a encore du pain sur la planche.
J’ai aussi été rassuré sur les outils qui sont en fait assez simples d’utilisation et ne nécessitent pas des heures d’apprentissage. Enfin j’ai trouvé cette conférence très instructive car il est encore difficile de trouver des informations dans ce domaine.

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