Paris Web vu par un étudiant (10/12)
L’avant dernière conférence de ce Paris Web 2007 fut présenté par un invité de marque, à savoir, Christian Heilmann, responsable du développement chez Yahoo ! Europe et un des génies du JavaScript.

Il s’agissait de la seule présentation faite en Anglais (espérons que d’autres intervenants Anglo-Saxons de qualité viendront dans les années à venir). Le sujet en question était Successful Teams follow Standards(les équipes qui gagnent suivent les standards), un sujet volontairement non technique pour ne pas perdre les spectateurs non anglophones.
Avant que je commence ce résumé, sachez que vous pouvez trouver les slides de Chris à cette adresse: http://www.slideshare.net/…, cependant, je pense que l’article suivant vous apportera plus d’information car il ne s’agit que de support visuel (comme pour tous les conférenciers habitués à l’exercice).
Christian a commencé par décrire la situation actuelle. Aujourd’hui, beaucoup de développeurs Web (plutôt front-office), se contentent de faire du code HTML sans se soucier des standards. Cependant un petit groupe (dont j’espère, vous faites parti), tentent, tant bien que mal, de coller au standards (du W3C) malgré les nombreux obstacles sur leur chemin.
Le plus gros problème pour les développeurs n’est pas l’interprétation bancale des standards par les navigateurs, mais les exigences des personnes avec lesquelles nous travaillons. A commencer par les designers qui cherchent à avoir le meilleur rendu possible.
Ensuite les commerciaux (ou le pôle marketing) qui eux aussi ne comprennent pas forcément l’intérêt des standards.
Enfin tous le monde est un peu designer à sa manière (ou tout du moins peut exprimer son ressenti par des ça j’aime ou bof, c’est moche). Alors que faire ?
Tout d’abord, il ne faut pas laisser les navigateurs faire ce qu’ils veulent, mais leur dire ce que nous voulons, en utilisant des balisages correcte (doctype, head, body…), et surtout, travailler en parallèle. En effet la clé de voute d’un bon développement est la sep-a-ra-tion. Le HTML doit être la structure (décrit quoi est quoi), le CSS le look and feel (comment est affiché quoi) et JavaScript et Flash sont le Behaviour (comment cela doit régir et interagir).
Ensuite le succès d’un produit web est sa capacité à s’adapter à la demande dans le temps. L’utilisateur doit pouvoir avoir ce qu’il veut quand il veut. Ainsi, un produit Web n’est jamais fini. Internet et l’évolution des technologies, permettent, et obligent les services et sites Web à évoluer constamment pour rester cohérents avec les attentes des internautes.
Le marketing doit intégrer cette notion de mouvement et innovation perpétuel pour rester à jour. Et il n’existe qu’un moyen de rendre un site (ou service en ligne) évolutif de façon rentable : suivre les standards.
Les standards doivent être expliqués à toute une équipe projet et non seulement aux développeurs. Un standard est une “pièce” soumise à des règles. Le meilleur exemple est la vis. Pour utiliser ces standards, il faut des outils, un tourne-vis en quelque sorte. Sur Internet le tourne-vis est le W3C et les recommandations qu’il édite. Les éditeurs WYSIWYG (que Chris préfère appeler let’s see if it works on my broswer) ne sont pas des tournes-vis pour les standards.
Suivre les standards apporte de nombreux avantages: tout d’abord le résultat est prédictible (tout du moins plus qu’en ne suivant pas les standards). Ensuite la validation est gage d’un minimum de qualité. Enfin, il devient très simple de réutilisé les codes ou idées déjà développés.
Cependant il faut bien comprendre qu’une validation n’est pas l’étape finish du respect des standards mais une des validations nécessaires. Tout simplement car la sémantique ne se valide pas et c’est ici le bon sens qui prime.
Un code valide signifie qu’un code est aux standards techniquement, mais pour autant il peut être très mauvais (par exemple un site construit tout en paragraphe).
Bien que coller aux standards demande du temps et de l’investissement, les bénéfices sont très nombreux. A commencer en terme de maintenance, tous les codes étant construits de la même manière, les temps de maintenance sont considérablement réduits.
De plus, les produits deviennent flexibles et réutilisables. On s’assure également un certain niveau de qualité. Nous devenons près au changement et des leaders pour les autres. Ce dernier point peut paraître moins important mais il faut toujours retenir que nous ne travaillons pas uniquement pour nous, mais aussi pour toutes les personnes qui pourront prendre notre place ou être amenées à travailler avec nos outils, et dans ce cas, les standards faciliteront grandement la tâche.
Pour finir la conférence, Christian Heilmann nous a donné des “devoirs”. Organiser des lighting talk, sorte de petites conférences de 15 minutes, présentées de façon récurrente chaque semaines par les employés, et au cours desquels un sujet est présenté en 10 minutes (5 minute de présentation, 5 de démonstration) et 5 minutes sont allouées aux questions.
Il a ajouté, comme mots de la fin People come to you for your content not for your look et No more bad suprises, no more heroes (avis à certains designers imbus de leur personne) let’s work together.
En conclusion, je tiens à dire que dans le fond, la conférence n’était pas la meilleure de ces deux jours, mais sur la forme c’était sans doute l’une des plus vivante et professionnelle. Là ou j’ai trouvé cette présentation importante, c’est tout d’abord qu’elle a rendu l’événement international (ou au moins Européen).
Ensuite, en plus d’exercer mon anglais, elle a permis de montrer que les problèmes sont partout identiques et qu’il faut continuer de prêcher la bonne parole. Alors, bien évidemment ici, l’auditoire ne comptait que des convertis, mais j’ai décidé de vous faire un long résumé de mes notes (prises en anglais et traduites), car pour moi cette conférence illustre parfaitement les enjeux, les problèmes et les bénéfices liés au standards.
Merci donc à Chris pour son intervention, en éparant qu’il viendra l’année prochaine, avec un sujet plus technique (sur JavaScript ou AJAX par exemple).

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