Paris Web vu par un étudiant (12/12)

Pour finir cet ensemble de billets, un bref résumé de la table ronde (séance de questions libres) et ma conclusion personnelle sur ce Paris Web 2007.

parisweb

La table ronde

Pour que tout le monde puisse poser ses questions et débattre avec les différents intervenants, une table ronde, d’une durée d’une heure environ était organisée à la fin des deux journées de conférences.

La pluparts des questions ont tournées autour de l’accessibilité, et la qualité.
Le sujet qui a longuement fait débat est l’intérêt du RGAA aux vues des sanctions que le non respect de la loi implique. Egalement sur l’intérêt de celui-ci s’il est possible pour les institutions de déployer les modifications sur 3 ans voir plus dans un milieu ou la technologie va très vite.
Les réponses ont ouvertes différentes pistes, la plus crédible étant celle des non subventions abordée dans le sujet dédié au RGAA. Cependant, on voit bien que la volonté de l’état n’est pas encore assez forte pour réellement forcer les institutions à posséder des sites accessibles (raisons financières obligent).

Ensuite, un long débat a prit part sur comment peut-on promouvoir les standards en dehors de notre milieu de convertis? Evidemment, le mot d’ordre est communication, aussi bien chez les professionnels et surtout chez les clients.
Mais bien souvent cette communication est confrontée à des problèmes. En effet, beaucoup d’agences proposent des sites ne répondant pas aux standards, et à la conception souvent bâclée mais à des prix défiant toute concurrence.
Face à cet argument choc (pour le client), divers arguments en faveur des standards et l’accessibilité ont été évoqués :

  • Aujourd’hui 15% des internautes peuvent être considérés comme handicapés sur Internet, pas uniquement les personnes souffrant d’handicapes physiques mais aussi de problèmes cognitifs, et plus largement de problèmes de vue, de débit (personnes encore en 56k), de pratique de l’Internet (personnes âgées ou non initiées qui ne trouvent pas nécessairement leurs informations).
  • Un site accessible sera encore plus efficace auprès des internautes valides
  • Un site aux standards aura une meilleure pérennité grâce à des temps de maintenance réduits (changer de design = changer les CSS, par exemple).
  • Un site accessible permet de jouir d’une bonne image de marque et peut s’inscrire dans une démarche plus globale (développement durable…)
  • Le référencement naturel n’en sera que meilleur

Plus les entreprises seront demandeuses de sites aux standards et accessibles, plus les professionnels peu scrupuleux et retissant seront de moins en moins nombreux.
Ce débat était pour moi l’occasion d’ouvrir le sujet de l’éducation national, plus particulièrement des formations Web, multimédias et informatiques qui, dans certains cas, enseignent encore HTML4 et les sites en tableaux (voir pire). Un aspect ou malheureusement seuls les étudiants au courant peuvent agir (s’ils le peuvent).

Enfin cette table ronde a permis de faire part des attentes pour les prochains Paris Web. Plus d’intervenants étrangers, des sujets un peu plus techniques ou, tout du moins, un peu moins généralistes et peut être une formule plus ouverte aux industriels avec des démonstrations.

Conclusion

Cette conclusion est purement personnelle, cependant elle exprime un point de vue qui est peut être partagé par d’autre personnes, et qui sait, par vous.

Tout d’abord, j’ai trouvé que ce Paris Web reflètait bien l’esprit des agences Web modernes et humaines. La bonne humeur qui régnait lors de c’est deux jours, l’ambiance grande famille ou même un jeune comme moi à son mot à dire et n’est pas dénigré est vraiment très sympathique.

Ensuite, la qualité des conférences était très variable. Je ne vais pas mentir, certaines d’entre elles présentaient un intérêt mineur, surtout devant un auditoire déjà bien initié aux technologies Web. Peut être serait-il intéressant d’organiser des présentations plus techniques ou plus poussées dans certains sujets.
Cela vient également des orateurs plus ou moins habitués à ce type d’exercice et maitrisant plus ou moins bien leur sujet.
Cependant, certaines conférences valaient vraiment le déplacement.

Je serai également favorable à ce que des sujets un peu plus éloignés comme Flash ou des technologies pour lesquelles il n’y a pas de réels standards soient abordés. En effet, la qualité du Web s’applique à tous les domaines.
En parlant de domaines, celui du design n’était pas très représenté cette année, ni l’ergonomie d’ailleurs, espérons que les éditions à venir développeront un peu plus ces sujets.

Enfin, deux jours, c’est trop court ! Malheureusement il faut coller avec les disponibilités de chacun.

Voilà, je ne vais pas m’étendre beaucoup plus, je suis très heureux d’avoir assisté et participé à cet événement, un bon moyen pour moi, en tant qu’étudiant, d’en apprendre un peu plus, de me faire repérer (ou tout du moins montrer que je suis de ce milieu et sensible aux diverses problématiques abordés) et enfin de donner mon point de vue pour partager mes expériences.

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