Paris Web vu par un étudiant (3/12)
Au programme de ce troisième épisode, le sujet de Michèle Pédinielli, Et maintenant, qu’est ce qu’on met dedans ?. Voilà une conférence qui m’a réellement enthousiasmé et qui a mis l’accent sur des points fondamentaux du Web.

Cela a commencé avec une comparaison entre donnée et information. La donnée est un contenu brut, sans valeur ajoutée (par exemple, une dépêche journalistique). L’information quand à elle, est une donnée que l’on pourrait qualifier d’enrichie. Le passage d’une donnée à une information, se fait par une scénarisation et une interprétation (plus ou moins objective) de la donnée.
Vint ensuite une partie dédiés à la structuration éditoriale. Il est important de structurer ses contenus, avec un début, un milieu et une fin. Si cela paraît logique au premier abord, on trouve trop souvent des sites n’ayant aucune architecture d’information.
Ainsi, le début, ou accroche, doit, comme son nom l’indique, accrocher le lecteur. Le milieu, ou argumentaire, doit refléter l’intention, c’est-à-dire être rédigé de tel sorte que l’internaute lise de la façon dont on le souhaite. Enfin, la fin doit pousser l’utilisateur à passer à l’acte.
Cette structure ne doit surtout pas être laissée au hasard, il faut appuyer sur l’information que l’on désire mettre en avant afin d’obtenir de l’internaute une action (un achat, une demande de renseignements…). Pour cela il faut travailler sur deux axes : la conception de la page (aussi bien rédactionnelle que graphique) et la circulation au sein de celle-ci.
Il faut également prendre en compte plusieurs facteurs très important dont notamment le lien hypertexte qui rend la lecture sur Internet complètement différente des autres médias. Il est notamment primordial de différencier un lien externe (qu’il faut qualifier) d’un lien interne.
Aussi, la lecture sur écran implique un confort de lecture différent, c’est pourquoi il est indispensable d’avoir des titres plus impactant, beaucoup de blanc (ou air)…
Enfin la remarque, qui me semble prioritaire sur tout autre chose, est qu’un site devient crédible par son contenu. L’internaute viendra vous lire pour l’information que vous mettez à sa disposition et non pas pour des critères graphiques ou techniques qui doivent être au service de votre contenu.
Que dire sur cette excellente intervention de Michèle Pedinielli si ce n’est qu’elle touche un des critères de qualité fondamentaux des sites à savoir le design de l’information. En tant qu’étudiant, je pense que ce travail sur le contenu et son orchestration est trop souvent relayé au second plan derrière la technique et le graphisme, et ce, même dans les formations généralistes.
C’est pourquoi je pense qu’en dehors des formations purement techniques, des enseignements sur l’architecture de l’information ne ferai qu’améliorer les compétences créatives et techniques des élèves (travail sur le rédactionnel, sur la sémantique du code : dois-je utiliser une liste ou non ? Comment articuler les niveaux de titres ?…).

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