Paris Web vu par un étudiant (11/12)
Nous voici arrivé à la dernière conférence et à l’avant dernier article de cette série. Et pour finir les conférences en beauté, un sujet plus qu’intéressant, et en plein boom, les bonnes pratiques du Web mobile.

Un petit mot sur l’orateur, Dominique Hazaël-Massieux, fait parti du W3C depuis 3 ans et est, entre autre, responsable de l’activité Web mobile du W3C. Autant dire que Dominique Hazaël-Massieux est aujourd’hui l’un des mieux placé pour aborder ce sujet.
Depuis 2005, le W3C a lancé une initiative, la Mobile Web Initiative constituée de trois groupes de travail dans le but d’étudier et élaborer de nouveaux standards et recommandations pour le Web mobile.
Le premier groupe de travail, le Mobile Web Best Practices Working Group travail sur l’élaboration des recommandations. Le second, le Mobile Web Initiative Device Description Working Group travail sur les appareils mobiles, et étudie les technologies actuelles. Enfin le dernier groupe, le Mobile Web Initiative Test Suites Working Group met en place des tests et feedbacks sur le Web mobile.
Cette initiative est née pour plusieurs raisons. Tout d’abord, l’échec du WAP (oui, cette chose immonde que nous avons tous essayé d’utiliser un jour et abandonné en moins de 5 minute pour les plus persévérants).
Ensuite, les téléphones portables sont de plus en plus puissants.
Enfin, ces appareils se sont dirigés vers les technologies Web après l’abandon du WAP en adoptant HTML / CSS et les autres langages courants.
Pour vous convaincre que le Web mobile va devenir l’une des grandes priorités des années à venir, sachez que Google, lors d’une interview, a annoncé que ses trois priorités pour l’année à venir serait mobile, mobile, mobile.
Voilà pour le contexte, passons maintenant aux best practices en elles même. Il faut savoir que les mobiles cumulent de nombreux avantages, dont notamment un taux de pénétration phénoménale, le fait d’être un objet très personnel (de confiance) que l’on a toujours sur soi…
Ils possèdent également de nombreuses contraintes. Ce sont à partir de ces contraintes, que le W3C a édité des recommandations pour le Web mobile regroupées sous 10 grands commandements que voici :
- Il n’y a qu’un Web, pas question de faire une version dédiée aux mobiles d’un site
- Respecter les standards au niveau du code
- Eviter les difficultés connus
- Respecter les limites des appareils
- Optimiser la navigation
- Vérifier les graphiques (images) et les couleurs
- Utiliser la parcimonie
- Ne pas abuser du réseau (sous entendu le débit)
- Guider l’utilisateur
- Penser à la mobilité
A première vu des questions de bon sens mais chacun de ses commandements contiennent plusieurs règles (au total 60) soit techniques, graphiques ou autres. Vous pouvez retrouver toutes ses recommandations à l’adresse suivante : http://www.w3.org/TR/mobile-bp/ (les veinards présents à Paris Web ont put récupérer un petit livret résumant toutes ces règles).
Les points importants à savoir sont qu’il faut coder en XHTML 1.1 Basic (ou un langage supportant ses balises, le XHTML 1.0 suffisant) et respecter des normes d’accessibilité surtout concernant la taille de l’écran (rare sont les machines à dépasser les 320 * 240 pixels). Concernant les feuilles de style, il est indispensable d’utiliser
Aujourd’hui il est possible de tester votre site avec un checker (mis à disposition par le W3c) en version Alpha à cette adresse : http://validator.w3.org/mobile/alpha, mais pour avoir tester je peux affirmer que le service fonctionne encore assez mal.
Pour terminer, le Web mobile à un avenir prometteur devant lui et pour preuve, bientôt arriveront SVG Tiny 1.2, CSS Media Queries, WICD Mobile (XHTML + SVG), des interfaces DOM pour les services géo localisés, AJAX Mobile, des widgets et applications mobile…
Finissons avec différentes informations (quelques unes provenant de la conférence, d’autres étant des informations qui me paraissent pertinentes) :
- Le Web mobile n’est pas l’iPhone, des centaines d’autres mobiles permettent d’accéder à Internet, ne faisons pas d’amalgames ni de coups médiatiques bidons tels Libértation et son site dédié à l’iPhone
- 80% de la population mondiale est couverte par un réseau mobile
- On compte près de 3 milliards d’utilisateurs de mobiles aujourd’hui, 1 milliard utilisant l’accès Internet contre 1.2 milliard d’utilisateurs d’internet fixe
- Les pays en voie de développement sont une cible de choix pour le Web mobile, les réseaux filaires n’étant pas déployés et les PC fixes trop onéreux
En conclusion je ne vais pas revenir sur le contenu de la conférence, qui était plus une introduction au Web mobile, une bonne chose au vu du peu d’informations que l’on trouve actuellement. J’espère seulement qu’avec ce résumé, vous comprendrez, comme moi, les enjeux du Web mobile dans les années à venir, et que vous vous y intéresserez de près.
Evidemment le Web mobile ne va pas tuer le Web classique, mais va multipliez les possibilités et le travail. Alors, réjouissons-nous, et restons informés sur ce sujet très prometteur.

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